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N'hésitez pas à consulter les galeries indiquées par des liens.
Voilà maintenant une semaine que nous sommes au Laos, et le changement est radical après un mois et demi passé au Vietnam. On a eu du mal à rester zen pendant les vingt-cinq heures de bus qu'a duré le trajet entre Hanoï et Vientiane : interminable et assez effrayant car le chauffeur n'était pas ce qu'on appelle prudent, et on a même failli avoir un accident. Le plus folklo reste les bagages, que le conducteur avait entassé au fond du bus sur au moins trois rangées, nous obligeant à nous tasser comme des sardines à l'avant. On s'est demandé pourquoi il n'utilisait pas les soutes, puis au premier arrêt on a compris. Un trafic de je-ne-sais-trop quelles marchandises (dont des produits frais qui ruisselaient) à destination du Laos que le conducteur a planqué dans les soutes, et une partie sous nos sacs. Bref le passage à la frontière s'est quand même bien passé, il a dû graisser la patte d'un ou deux douaniers pour qu'ils n'y regardent pas de trop près; après une heure trente de déambulations entre les postes frontières on est enfin reparti. Vientiane nous a beaucoup
plu après la frénésie des grandes villes vietnamiennes.
Calme, reposante, très peu de circulation, Vientiane tient plus
de la petite bourgade de province que d'une capitale sud asiatique. Puis direction Luang
Prabang, sans doute une des plus belles
villes du Laos, en tout cas une de mes étapes favorites depuis
le début de ce périple. Les choses ont pourtant mal commencé.
Malgré notre expérience relative acquise au fil des semaines
de voyage on peut dire qu'on s'est laisse piéger comme des bleus.
D'abord quelques infos pratiques afin de bien se représenter
la situation. On passe quelques jours a
Luang
Prabang, la ville est vraiment superbe,
des petites rues pavées, quelques maisons coloniales, une trentaine
de temples et des cocotiers partout en ville, le tout au bord du Mékong
(plutôt bas en ce moment). Nos journées de visite sont
animées par la tradition laotienne du nouvel an qui veut que
tout le monde s'asperge d'eau pendant la semaine de célébration.
Seaux d'eau, pistolets et fusils à eau, bassines, poubelles,
tuyaux d'arrosage, tout est réquisitionné pour occuper
adultes et enfants sur les trottoirs de la ville. Au bout de cinq minutes
dans la rue on est trempé des pieds à la tête. Le
premier seau du matin est le plus difficile, puis il vaut mieux être
fataliste car plus on court plus on attire les arroseurs. Les enfants
sont aux anges et les cibles privilégiées sont les scooters
(la très grande majorité des véhicules ici) qui
se prennent des dizaines de litres de flotte en pleine poire à
longueur de journée. Il existe des variantes avec talc, peinture
rouge ou boue (voire de l'eau additionnée d'un des trois) qu'on
a réussi a éviter jusqu’à présent,
mais il reste encore deux jours... 21/04/2004, Vientiane Dernières nouvelles
du Laos, nous passons encore deux jours à Vientiane
avant de repartir en Thaïlande pour visiter l'est du pays. Ayant écumé
toutes les curiosités de la région, nous avons alors pris
un bus pour Phonsavan. Début du parcours sans problème,
puis à la mi-journée le bus s'arrête en catastrophe
le long d'une petite route de montagne. On découvre avec le chauffeur
et avec stupeur que la jante d'une des roues avant du bus est fendue
sur presque toute sa circonférence. Il s'en est fallu de deux
boulons et quelques kilomètres de plus pour que la jante cède
complètement et nous envoie dans le fossé... Les types
du bus enlèvent la roue fumante et brûlante et arrêtent
un bus providentiel qui passait par là pour lui emprunter sa
roue de secours (on n'en avait même pas). Changement
de roue, cependant pas très rassurant
car la roue de secours est usée jusqu’à la corde. Le lendemain on part pour
le principal attrait touristique de la région, la plaine
des jarres. Cette curiosité regroupe
quinze sites différents qui abritent des centaines de jarres
géantes datant de deux mille ans. Selon toute vraisemblance les
jarres sont taillées dans la pierre (malgré la théorie
vaseuse et peu convaincante du guide selon laquelle elles seraient un
mélange de sable et peau d'éléphant comme ciment),
de formes et tailles différentes mais toujours très grosses
(la plus grande pèse six tonnes pour deux mètres cinquante
de haut). Les jarres sont disséminées sur des zones de
plusieurs centaines de mètres carrés, les trois sites
principaux sont distants d'environ quinze kilomètre les uns des
autres. La fonction de ces jarres demeure encore mystérieuse,
mais il est probable qu'elles aient servi de sarcophage (la légende
locale veut que les jarres aient été fabriquées
pour la fermentation d'alcool de riz...). L'UNESCO a récemment
classé le site et plusieurs archéologues y travaillent
toujours. L'ensemble est très impressionnant et les trois sites
sont grandioses, d'autant que les jarres sont éparpillées
dans des plaines et collines magnifiques; les chemins perdus en pleine
nature pour y accéder sont superbes, et on a été
enchanté par l'excursion. Le trajet retour vers Vientiane s'est passé sans encombre. Douze heures dans un bus public bondé (que des locaux), un chargement sur le toit digne des plus grands exodes, une chaleur infernale, la poussière qui s'engouffre par les fenêtres et la porte grandes ouvertes, les gamins qui vomissent à tous les virages et toujours cette mauvaise musique ringarde à plein volume qui accompagne tous les voyages en bus en Asie., généralement des vieux tubes ricains réarrangés à la sauce thaï. Nous profitons du charme et de la
tranquillité de la capitale dans une petite pension au bord du
Mékong. Encore et toujours des temples, des statues de bouddha
(record battu hier au temple Si Saket qui abrite 6840 statues), des
musées, des marchés. On doit louer une moto demain pour
visiter les environs.
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