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N'hésitez pas à consulter les galeries indiquées par des liens.
Nous voici revenus du Myanmar, en transit à l'aéroport de Bangkok. Ce dernier mois a été très riche en découvertes, rencontres et problèmes de santé divers, mais surtout l'occasion de découvrir un pays superbe, très peu touristique et des gens adorables comme on n'en avait jamais vu avant. Nous avons quitté Mandalay pour la ville de Bagan, haut lieu de pèlerinage des Birmans et temps fort d'un voyage au Myanmar. Situé au bord d'un fleuve, le site a abrité jusqu’à treize mille temples, pagodes et chedis construits entre le onzième et le treizième siècle. Il en reste aujourd'hui près de trois mille dont beaucoup sont en très bon état, de taille et style architectural variés, amassés en groupes dans les remparts de la vieille ville ou dispersés dans les plaines alentours. La majorité des temples sont en briques rouges, la plupart possèdent des statues de Bouddha et accueillent encore des fidèles et certains abritent même des fresques d'époque. L'ensemble est grandiose, et dès qu'on prend un peu de hauteur on voit des temples rouges par centaines à perte de vue. On a passé trois jours à arpenter la région pour visiter les plus beaux édifices, à vélo et en carriole à cheval pour les monuments les moins accessibles. Un voyage de quatorze heures en minibus bondé nous a conduit au lac Inle et nous a permis de rencontrer trois Français très sympas (Eugénie, Peter et Yohan) avec qui on a passé plus de trois jours. La région est superbe, un très grand lac en altitude entouré par des collines verdoyantes, des champs, des rizières et des villages flottants ou perdus dans la nature. On a profité de ce havre de verdure pour se rafraîchir après la chaleur aride des plaines de Bagan : une journée en bateau sur le lac à visiter marché flottant, fabriques d'artisanat divers et villages flottants, une journée de trekking dans les collines à traverser des villages et randonner dans la forêt, du vélo pour aller se baquer dans une eau des sources chaudes à 40 degrés (on n'a pas tenu vingt minutes), et bien sûr quelques balades en ville pour visiter le marché et les pagodes. On a passé toutes nos soirées avec nos trois compatriotes, c'était génial de parler français à nouveau et de refaire le monde autour d'une bière. Il a bien fallu se quitter, Eugénie et Peter partaient en Thaïlande et Yohan voir le rocher doré. On a opté pour une solution
tranquille (d'apparence...), préférant rentrer à
Yangon en trois/quatre étapes d'une nuit plutôt que de
se taper vingt heures de bus d'un coup. On a donc pris un pick-up pour
notre première étape. Après huit heures de trajet
laborieux on est arrivé en périphérie d'une ville
sordide sous des trombes d'eau, un Hollandais saoulant et égocentrique
(rencontré à Inle) collé à nos basques.
Vu le coin charmant on s'est dit qu'il serait plus judicieux d'aller
directement à Yangon, nos étapes sélectionnées
n'étant sans doute que des clones de celle-ci. Après quatre
heures attablés à un teashop à attirer la curiosité
des Birmans et écouter déblatérer le Hollandais
sur son sujet favori (lui-même), on a réussi à attraper
un bus (plein) à destination de Yangon. Il ne restait que des
sièges très inconfortables dans l'allée centrale
(d’où obligation de se lever à chaque fois que quelqu’un
veut descendre du bus) mais seulement huit heures de route de nuit à
faire vers la capitale. C'était parti... Ce changement de programme nous laissait une semaine avant notre départ. Aussi avons-nous décidé d'aller à Pathein, une ville portuaire du delta au sud du pays. Malheureusement Julien a été pris de fièvre et a passé une soirée à délirer et à gémir et la journée suivante au lit. J'ai ensuite eu une infection urinaire qui additionnée à la fatigue et à nos carences alimentaires m'a mise complètement à plat. Bref on a décidé de rester tranquillement à Yangon jusqu'au départ, et on en a profité pour visiter la capitale à notre rythme (le zoo, les payas, les marchés, les teashops, les échoppes, le fleuve, etc.). On s'est un peu retapé malgré des nuits animées par la chasse aux moustiques, et on a quitté la ville ce matin avec un pincement au coeur. Nous nous apprêtons à passer la nuit à l'aéroport de Bangkok en attendant notre vol de demain midi pour Kuala Lumpur. On est content d'avoir tous vos mails après ce mois de black-out. Nos impressions sur la Malaisie dans quelques jours, grosses bises a vous tous et à bientôt. 13/06/2004, Georgetown Déjà une semaine en
Malaisie, dernière étape de notre voyage. Le contraste
est saisissant après le Myanmar, et on redécouvre des
routes goudronnées, des bus confortables et des trajets de moins
de dix heures. On a passé trois jours à
Kuala
Lumpur à admirer les grattes-ciel, visiter les quartiers
chinois et indien, l'ancien quartier colonial, sans oublier la montée
obligée aux tours Petronas (grandioses) et quelques détours
dans des centres commerciaux gigantesques (sept étages de galeries
marchandes rutilantes), des fast-food et des cinés. Nous sommes ensuite partis pour
les Cameron's
Highlands, la plus grande station climatique du pays, entre 1300
et 1800 mètres d'altitude. L'endroit est paradisiaque : température
fraîche, soleil, végétation luxuriante et paysages
superbes. Le premier jour on est parti randonner tous les deux dans
la jungle sur un des nombreux sentiers tracés de la région.
On s'est extasié pendant des heures devant toutes les plantes
tropicales, fougères, arbres immenses, fleurs sauvages, racines
tortueuses et mousses variées que l'on a pris en photo sous tous
les angles. Après une heure d'ascension pénible et trois
heures de marche à cracher mes poumons, j'étais a court
de mouchoirs et nettement moins enthousiaste quant à la beauté
des lieux. Ju a bien du reconnaître qu'on était perdu lorsqu'on
est arrivé dans un village à trois kilomètres de
tout sentier (à sa décharge les chemins de rando du coin
ne sont pas du tout balisés, d'où les recommandations
du Lonely Planet de partir avec un guide). On s'est retapé tout
le chemin en sens inverse, dont les 300 mètres de dénivelé
en montée et en descente, et on est enfin arrivé en ville
vers 15 heures, murés chacun dans un silence lourd de reproches.
On s'est réconcilié devant un repas gargantuesque, spécialité
chinoise succulente, le steamboat. Le but du jeu est de tremper dans
des soupes bouillantes et savoureuses des morceaux de viande, poisson,
tofu, fruits de mer, des oeufs, des nouilles, etc. jusqu’à
satiété. Après une heure de mastication féroce
et environ cent douze bouchées chacun, on est sorti du resto
en roulant. Á essayer absolument. Ce matin nous avons pris le bus pour Georgetown sur l'île de Penang, une des plus vieille ville coloniale du pays. La suite dans le prochain mail... 23/06/2004, Kota Baru La fin du voyage approche, plus que deux petites semaines en Malaisie et on rentre au bercail... pas de nostalgie précoce, on profite au mieux de ce temps qui nous reste, et cette dernière semaine a été plutôt réussie. On a passé trois jours à
Georgetown, ville très sympa et qui reflète bien les trois
communautés dominantes du pays : indienne, chinoise et bien sûr
malaise. Toutes les villes du pays ont d'ailleurs leur Chinatown et
Little India, et on trouve plus facilement des restos chinois et indiens
que malais. Au niveau religieux on trouve essentiellement des temples
indiens (statues colorées ultra kitch), chinois (dragons et dorures)
et des mosquées (minaret et femmes voilées, la plupart
des Malais sont musulmans). Après une étape moyenne
à Kota Baru (grande ville de la côte est proche de la frontière
thaïlandaise et sans grand intérêt), nous sommes partis
pour les îles
Perenthian profiter un peu des plages paradisiaques du pays. C'était
magique... Tout ça nous a fait un peu changer nos plans, comme on n'a pas trop eu le temps de profiter de la plage on a annulé une excursion au Teman Negara, un parc national, pour aller se reposer quelques jours (et peut-être plonger encore un peu...) sur l'île de Tioman avant d'aller à Singapour. On est revenu à Kota Baru et on prend ce soir un bus de nuit pour le port de Tioman d’où un ferry nous mènera demain midi dans l’île. Voilà pour les dernières nouvelles, on vous envoie de grosses bises à tous, les vacances approchent pour les pauvres travailleurs et on espère qu'on vous aura donné envie de partir. Á très bientôt en France. 03/07/2004, Malacca Dernier message d'Asie, on n'est plus qu’à deux jours de notre vol retour et on compte un peu les heures avant les retrouvailles avec la famille, les amis, le fromage et le bon vin... C'est difficile de penser à autre chose, on essaye donc de profiter de tous les moments qui nous restent ici et de se remémorer tout ce qu'on a vu et vécu depuis janvier. On a passé trois jours de farniente sur l'île de Tioman (en tuant le temps à lire, bronzer sur la plage, se baigner, manger et dormir), pas de plongée cette fois ci mais même avec un simple masque on a pu voir toutes sortes de poissons tropicaux, une raie et même une tortue à quarante mètres de la plage ! On est ensuite retourné sur
la péninsule malaise pour rallier la frontière et aller
a Singapour.
Encore une fois dépaysement radical, on a adoré cette
ville/pays riche aux rues impeccables et aux nombreux bâtiments
clinquants (on se croirait chez Mickey) Nous sommes maintenant à nouveau en Malaisie pour notre dernière étape. Malacca, vieille ville coloniale successivement portugaise, hollandaise puis anglaise. La ville compte de nombreux musées, églises, temples, mosquées et a bien sûr son traditionnel Chinatown et little India. L'endroit est très paisible et agréable, et une petite colline surplombe le centre historique et permet d'admirer le paysage. On se balade dans les petites ruelles pavées, on flâne dans les boutiques chinoises et on mange nos plats asiatiques préférés et des fruits tropicaux que l’on déguste comme les derniers repas de condamnés... Fin du voyage, on a hâte de vous retrouver après ces six mois de séparation. Encore merci de vos messages et de très grosses bises à tous.
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