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01/05/2004
, Bangkok

Nous voici revenus en Thaïlande, et cette dernière semaine s'est avérée plutôt foireuse. Nous avons quitté le Laos pour Nakon Rachasina, une grande ville bruyante et polluée qui ne présente aucun intérêt sinon d'être centrale pour visiter les sites Khmers de la région.
On voulait sortir des sentiers battus en visitant le nord-est de la Thaïlande... mission réussie, on n'a pas vu un seul touriste pendant cette semaine mais on sait maintenant pourquoi. Cette région du pays est très chaude et sèche et se compose surtout de grandes villes modernes et surpeuplées sans aucun attrait touristique. On a collectionné les hôtels sordides et crasseux à deux dollars la chambre, les nuits à chercher le sommeil sous les hoquets grinçants d'un ventilateur en fin de vie, les soirées à compter les blattes qui sortaient des égouts et les journées a arpenter les rues étouffantes en s'engueulant pour essayer de trouver le responsable de cette galère...

Bref sur ces cinq jours on a tout de même passé deux journées réussies à visiter les sites de Phimai et de Phanom Rung, les temples Khmers les mieux conservés de Thaïlande, proches du Cambodge et anciennement reliés a Angkor pendant la domination de l'empire Khmer. Ces temples sont très beaux mais assez isolés, ce qui oblige à des étapes dans des villes minables et au moins trois types de transport différents pour accéder aux sites... au moins on était tout seuls ! Les trois autres jours ont été occupés par des transports, des heures d'attente dans les halls de gare et des soirées à tuer le temps pour rentrer le plus tard possible dans nos chambres sinistres.

Nous sommes revenus à Bangkok mardi matin sous des trombes d'eau. Après quelques galères de bus et d'orientation on a trouvé un hôtel correct en plein centre de la ville moderne. On est à deux pas des cinémas, des centres commerciaux et du sky train qui nous permet de voir la ville de plus haut.
Après quatre mois de voyage Bangkok nous semble plus attrayante qu'en janvier. La ville est gigantesque, parcourue sans arrêt par des milliers de piétons, voitures, bus, tuk-tuks, etc. Les gratte-ciels poussent comme des champignons et le quartier central où nous sommes rappelle plus New York que les autres villes visitées jusqu’à présent. Des pubs partout, des écrans géants dans la rue, des enseignes de fast-food américaines par dizaines et une agitation continue... c'est fascinant et on se lance à l'assaut des grands boulevards avec plaisir et curiosité (ça n'est pas pour très longtemps et ça change des coins perdus).

L'ambassade de Birmanie nous a apporté notre dose de stress pour la semaine. On est arrivé tranquillement un matin pour faire faire nos visas, formulaires et photos en mains, et on a pris la file derrière vingt personnes. Au bout de deux heures on avait avancé de dix personnes, et on commençait à être un peu angoissés par un type qui racontait avoir passé la journée entière précédente dans cette salle sans aucun résultat. Un touriste s'est fait refouler du guichet pour une raison obscure, et au moins deux types sont passés devant tout le monde avec une pile de passeports sous le regard bienveillant du gardien des lieux. Je suis restée étonnamment sereine vu la situation mais Julien a commencé à montrer des signes de nervosité inquiétants (coups d'œil furieux à travers toute la salle, agitation frénétique des jambes et monologues incompréhensibles). Le guichet fermait à midi, à 11h55 il y avait encore deux personnes devant nous et je commençais à m'inquiéter sérieusement pour la santé mentale de Julien qui gigotait bizarrement à côté de moi. Heureusement Bouddha était avec nous et le fonctionnaire a enfin pris nos dossiers avant de fermer son guichet juste derrière nous. Julien a pris trois ans d'un coup mais on a pu quitter l'ambassade l'esprit tranquille, laissant derrière nous une quarantaine de personnes défaites et résignées.

Nos journées dans la capitale sont bien occupées : séances de ciné (on se tape toutes les daubes américaines qui font fureur ici comme partout malheureusement), shopping, balades dans Chinatown et autres quartiers qui nous permettent de tester tous les types de transports en commun de la ville (sky train, bus, bateau, malheureusement le métro n'est pas encore en service). On prépare maintenant une dernière étape à Petchaburi avant de revenir à Bangkok samedi prochain prendre un avion pour la Birmanie.
Voilà pour nos dernières tribulations, grosses bises à tous et à bientôt.

07/05/2004, Bangkok

Un dernier mail de Thaïlande, on est rentré à Bangkok aujourd'hui pour la soirée seulement et on prend demain matin l'avion pour Rangoon. On est assez excité, ça fait un peu comme un nouveau voyage tous les mois...

Cette semaine a été bien occupée, on a dû attendre mardi pour retourner à l'ambassade de Birmanie chercher les visas, et donc encore quatre jours à passer dans cette grande ville trépidante.
On a été visiter un serpentarium (anciennement centre Pasteur), pas mal même si les trois-quarts des serpents étaient morts à cause de la chaleur (c'est normal à cette saison paraît-il, heureusement on n'est pas aussi fragile que ces pauvres rampants "qui n'ont pas de bras ni de jambes" comme précisé si justement dans le diaporama présenté sur le site). On a vu des serpents en cages nauséabondes, en bocal de formol, empaillés ou encore dépecés, une extraction de venin, et on a même eu droit à la super photo top-beauf avec un boa autour du coup (j'adore).

On est aussi allé visiter le marché de Chatuchak un peu au nord de la ville, très impressionnant... presque sept mille stands et un monde fou même si on commence à être habitués à la foule. On y trouve de tout : fringues, souvenirs, camelots hurlants, éclopés qui rampent dans les allées en tendant leur sébile, sono de musique techno thaï à fond, artisanat ; mais aussi une animalerie immense et pestilentielle exposant tout, du chien de cinq centimètres au caméléon en passant par des grenouilles de toutes sortes, des araignées, des tortues, des serpents, des oiseaux, des chats, des lézards et autres charmants animaux de compagnie. Ça piaille dans tous les coins, l'odeur est difficilement supportable et les déjections diverses pullulent, tout le monde se presse pour tripoter les chiots, bref un joyeux bordel assez divertissant.

On a été pas mal au ciné car on est vraiment en manque (Julien m'a même emmenée voir Hellboy, la pire des daubes que j'ai vu depuis longtemps, j'ai vraiment eu du mal à tenir jusqu’à la fin), tout ça pour raconter l'anecdote qui nous amusait au début mais qui à la longue nous gonfle. Il faut se lever avant chaque projection de film pour rendre hommage au roi de Thaïlande, donc toute la salle est debout pendant que défilent des dizaines d'images gnangnan du roi et de sa famille sur fond de fleurs, arbres et musique sirupeuse... Il faut préciser que la famille royale thaïlandaise est très respectée, il y a des photos d'eux partout (un peu comme Ho Chi Minh au Vietnam), le roi a même instauré deux diffusions quotidiennes de l'hymne royal (composé par lui-même, l'illustre homme étant aussi musicien...) à 8h et 18h dans tous les lieux publics du pays. Tout le monde s'arrête donc matin et soir pour écouter religieusement l'hymne dans les gares, les parcs ou en pleine rue, au début ça fait vraiment drôle.

Après avoir récupéré nos passeports mardi on a enfin pu quitter Bangkok pour Kantchanaburi, une ville à 160 kilomètres à l'ouest de Bangkok où nous avons passé presque trois jours.
Kantchnanaburi abrite le pont de la rivière Kwaï, et la ville était sur le trajet du tronçon de voie ferrée qui fut commandité par les japonais et construite par des prisonniers de guerre et des civils de toute l'Asie du sud-est afin de relier la Thaïlande à la Birmanie pendant la deuxième guerre mondiale. Cet épisode assez méconnu de l'histoire (le film n'a rien à voir avec les faits réels) est omniprésent ici. On a visité trois musées sur le "death railway train" et les camps de prisonniers, un cimetière de guerre commémoratif (près de 70 000 prisonniers de guerre et 200 000 civils sont morts pendant la construction de cette voie ferrée), on a été voir le col de l'enfer (un passage de la voie particulièrement difficile à franchir et qui a coûté la vie de centaines de personnes) et on a pris le train sur une partie de la voie qui est toujours utilisée par la Thaïlande. C'était vraiment passionnant et émouvant car il y a beaucoup de photos, de lettres, de tableaux et de témoignages de soldats. Certains rescapés sont même revenus sur les lieux à partir des années 80 pour aider à l'élaboration des musées, des monuments commémoratifs et sans doute pour exorciser cette période dramatique de leur vie.

On espère pouvoir vous donner des nouvelles de Birmanie mais rien n'est sûr car de nombreux sites sont inaccessibles car censurés par le gouvernement, et je ne sais pas si club-internet en fait partie. Julien a créé plusieurs boites mail, on espère qu'au moins une d’entre elles fonctionnera. On vous laisse, grosses bises à tous et portez-vous bien. Á bientôt.

 

 

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